Observatoire Pandopia · DPE 2025-2027

DPE en France : ce que change le nouveau calcul de l’électricité

Au 1er janvier 2026, le coefficient qui convertit l’électricité en énergie primaire dans le DPE est passé de 2,3 à 1,9, et il doit descendre à 1,7 en 2027. Pour mesurer ce que cela change en France, Pandopia a recalculé un échantillon de 1 500 000 DPE de logements existants établis entre 2023 et 2025, tirés parmi près de 10 millions de DPE publiés par l’ADEME. Chaque DPE est recalculé avec les trois coefficients, sans rien modifier d’autre au logement.

DPE de l’échantillon
1 500 000établis entre 2023 et 2025
Gagnent une lettre en 2027
13,6 %204 057 DPE
Passoires F ou G
13,4 % → 8,8 %règles 2025 → règles 2027
Chauffés à l’électricité
42 %énergie principale de chauffage

Passoires thermiques

Des sorties de passoires thermiques… sans travaux

Avec les règles de 2025, 200 966 DPE en France étaient classés F ou G, soit 13,4 % des diagnostics. Avec le coefficient 1,7, ils ne sont plus que 131 442 (8,8 %).

Sur 100 passoires de 2025, 24 quittent F/G dès 2026 et 11 en 2027 ; 65 restent F ou G. Un DPE G qui devient F reste une passoire : c’est le cas de 25 169 DPE.

78 %des DPE qui sortent de F/G en 2027 gardent une isolation de l’enveloppe jugée insuffisante.

Le logement n’a pas changé : seule la façon de compter l’électricité a évolué. Une sortie de F/G par recalcul ne remplace pas les travaux, et seul un DPE officiellement mis à jour fait foi pour la location.

Que deviennent 100 passoires thermiques de 2025 ?

  • 24 sortent de F/G dès 2026
  • 11 sortent en 2027
  • 65 restent F ou G
Base : 200 966 DPE classés F ou G avec le coefficient 2,3. Un carré ≈ 1 % de ces DPE.
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Devenir des DPE F ou G de 2025
SituationDPEPart des F/G de 2025
Sortent de F/G en 202648 23824,0 %
Sortent de F/G en 202721 28610,6 %
Restent F ou G en 2027131 44265,4 %
Sortants 2027 : isolation insuffisante16 50077,5 %
Sortants 2027 : isolation moyenne3 13514,7 %
Sortants 2027 : isolation bonne1 4326,7 %
Sortants 2027 : isolation très bonne2191,0 %

D’un département à l’autre, la part des passoires qui sortent de F/G varie du simple au quadruple : de 17 % dans la Creuse à 67 % dans l’Hérault, pour 35 % en France.

Les dix départements où ces sorties sont les plus fréquentes comptent en moyenne 66 % de DPE chauffés à l’électricité, contre 26 % pour les dix où elles sont les plus rares. Les huit premières places reviennent au pourtour méditerranéen et à la Corse ; huit des dix dernières au Nord-Est (Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté), où le chauffage au gaz est plus répandu.

Part des passoires F ou G de 2025 qui en sortent avec les règles de 2027

  • < 20 %
  • 20–30 %
  • 30–40 %
  • 40–50 %
  • 50–60 %
  • ≥ 60 %
Par département. Chacun compte au moins 193 DPE classés F ou G avec les règles de 2025. Sortir de F/G : passer en A à E.
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Sorties de F/G par département
DépartementF ou G en 2025Sorties 2025 → 2027Part des F/G2026 → 2027
Hérault (34)1 39193166,9 %35,9 %
Aude (11)41325862,5 %26,2 %
Bouches-du-Rhône (13)2 9361 79361,1 %31,4 %
Gard (30)73943358,6 %29,0 %
Var (83)1 58892057,9 %27,9 %
Pyrénées-Orientales (66)79045457,5 %30,3 %
Corse-du-Sud (2A)19311057,0 %30,3 %
Haute-Corse (2B)24013054,2 %29,9 %
Gers (32)32715045,9 %22,0 %
Gironde (33)2 9771 35745,6 %19,1 %
Charente-Maritime (17)1 77680945,6 %19,3 %
Vaucluse (84)1 55769044,3 %20,7 %
Tarn-et-Garonne (82)41718343,9 %23,8 %
Vendée (85)1 71074843,7 %19,5 %
Haute-Garonne (31)2 17395043,7 %17,8 %
Paris (75)26 09411 30943,3 %19,8 %
Landes (40)71831143,3 %19,7 %
Pyrénées-Atlantiques (64)1 30755442,4 %18,4 %
Alpes-Maritimes (06)2 4241 02342,2 %17,8 %
Rhône (69)5 6782 32741,0 %16,8 %
Maine-et-Loire (49)1 81974340,8 %17,5 %
Isère (38)3 3361 33640,0 %16,6 %
Ille-et-Vilaine (35)2 20387139,5 %17,0 %
Loire-Atlantique (44)3 1021 22639,5 %16,4 %
Hautes-Alpes (05)1 19947139,3 %15,9 %
Savoie (73)2 32489438,5 %14,1 %
Alpes-de-Haute-Provence (04)84932137,8 %17,8 %
Manche (50)1 62861537,8 %15,6 %
Tarn (81)70726637,6 %15,5 %
Vienne (86)97836737,5 %14,3 %
Hautes-Pyrénées (65)74427937,5 %16,8 %
Seine-et-Marne (77)3 5941 32736,9 %13,8 %
Loiret (45)2 15279036,7 %15,4 %
Calvados (14)2 72299136,4 %13,9 %
Morbihan (56)1 75763035,9 %13,8 %
Indre-et-Loire (37)1 65758735,4 %14,1 %
Haute-Savoie (74)3 3131 15734,9 %13,0 %
Ariège (09)54819034,7 %15,2 %
Eure (27)1 60455634,7 %14,3 %
Lot-et-Garonne (47)64422334,6 %17,1 %
Seine-Maritime (76)4 8561 64833,9 %13,7 %
Charente (16)85028032,9 %12,7 %
Mayenne (53)58619332,9 %14,2 %
Côtes-d’Armor (22)1 66654732,8 %13,7 %
Eure-et-Loir (28)1 37845232,8 %13,9 %
Essonne (91)3 8031 24532,7 %12,8 %
Drôme (26)93430032,1 %11,9 %
Dordogne (24)1 02132631,9 %13,3 %
Sarthe (72)1 15636631,7 %12,5 %
Finistère (29)2 17468831,6 %12,8 %
Aube (10)85426931,5 %11,8 %
Deux-Sèvres (79)61019031,1 %14,1 %
Lot (46)47714530,4 %13,1 %
Ardèche (07)89127030,3 %12,3 %
Marne (51)2 30168229,6 %10,4 %
Loir-et-Cher (41)88826129,4 %11,7 %
Nord (59)6 4341 87929,2 %10,4 %
Hauts-de-Seine (92)10 6123 09829,2 %11,8 %
Ain (01)1 31038129,1 %10,8 %
Oise (60)1 87853928,7 %11,4 %
Meurthe-et-Moselle (54)2 14061028,5 %10,7 %
Seine-Saint-Denis (93)6 7111 90528,4 %10,7 %
Yvelines (78)4 7201 33928,4 %11,2 %
Orne (61)1 20834128,2 %11,6 %
Côte-d’Or (21)1 58544628,1 %10,4 %
Yonne (89)1 27635928,1 %11,6 %
Val-d’Oise (95)3 50998128,0 %11,0 %
Corrèze (19)99127527,7 %10,5 %
Pas-de-Calais (62)4 1501 12427,1 %10,7 %
Puy-de-Dôme (63)2 55168927,0 %10,4 %
Indre (36)79221326,9 %12,3 %
Haute-Loire (43)91424526,8 %11,6 %
Val-de-Marne (94)6 8801 84026,7 %9,9 %
Somme (80)1 66344426,7 %9,8 %
Doubs (25)1 27133926,7 %9,0 %
Haute-Marne (52)56414826,2 %7,6 %
Aisne (02)1 82747425,9 %9,6 %
Cher (18)99725425,5 %8,6 %
Bas-Rhin (67)2 50663225,2 %9,2 %
Cantal (15)74918825,1 %9,1 %
Aveyron (12)69717124,5 %9,3 %
Haute-Vienne (87)1 32631924,1 %8,0 %
Lozère (48)3307923,9 %9,1 %
Nièvre (58)95422723,8 %9,6 %
Jura (39)72817223,6 %8,1 %
Loire (42)2 31954223,4 %8,4 %
Allier (03)1 38731722,9 %8,9 %
Saône-et-Loire (71)1 55033321,5 %8,8 %
Haut-Rhin (68)1 50832321,4 %6,8 %
Territoire de Belfort (90)4289121,3 %6,6 %
Meuse (55)3858121,0 %9,5 %
Vosges (88)88917119,2 %6,3 %
Moselle (57)2 43145418,7 %6,5 %
Haute-Saône (70)5239418,0 %6,9 %
Ardennes (08)74813417,9 %7,5 %
Creuse (23)75213117,4 %7,9 %

Étiquettes

Les étiquettes remontent : ce que gagne et perd chaque lettre

Avec un coefficient de 1,9 au lieu de 2,3, 22,0 % des DPE en France gagnent une lettre. Le passage à 1,7 fait ensuite gagner une lettre à 13,6 % d’entre eux. Entre les règles de 2025 et celles de 2027, 34,4 % des diagnostics gagnent au moins une lettre, dont 1,2 % de deux lettres. À chaque étape, le gain se limite à une lettre, à 18 exceptions près.

Aucun DPE ne recule : seule la part électrique de la consommation pèse moins lourd. Chaque étiquette reçoit donc des DPE de la lettre du dessous et en cède à celle du dessus. De 2025 à 2027, c’est C qui en accueille le plus (+9,6 points), E qui en perd le plus (−5,9 points). La part des étiquettes A à C passe de 33,3 % à 46,7 %, celle des E, F et G de 33,7 % à 23,2 %.

DPE qui quittent ou rejoignent chaque étiquette

← Quittent l’étiquetteRejoignent l’étiquette →Part des DPE
  1. A0,5 %0,4 %0,9 %+0,5 pt0,9 % → 1,5 %+0,4 pt1,5 % → 1,9 %+0,9 pt0,9 % → 1,9 %
  2. B0,5 %0,4 %0,9 %2,0 %1,9 %3,9 %+1,5 pt3,1 % → 4,6 %+1,5 pt4,6 % → 6,1 %+3,0 pts3,1 % → 6,1 %
  3. C2,0 %1,9 %3,9 %8,0 %5,5 %13,4 %+6,0 pts29,3 % → 35,3 %+3,6 pts35,3 % → 38,8 %+9,6 pts29,3 % → 38,8 %
  4. D8,0 %5,5 %13,2 %6,7 %3,8 %10,3 %−1,3 pt33,0 % → 31,7 %−1,7 pt31,7 % → 30,0 %−3,0 pts33,0 % → 30,0 %
  5. E6,7 %3,8 %10,0 %3,2 %1,4 %4,2 %−3,5 pts20,3 % → 16,8 %−2,4 pts16,8 % → 14,4 %−5,9 pts20,3 % → 14,4 %
  6. F3,2 %1,4 %4,1 %1,5 %0,7 %1,7 %−1,7 pt8,2 % → 6,5 %−0,8 pt6,5 % → 5,7 %−2,5 pts8,2 % → 5,7 %
  7. G1,5 %0,7 %2,2 %−1,5 pt5,2 % → 3,7 %−0,7 pt3,7 % → 3,0 %−2,2 pts5,2 % → 3,0 %
  • Rejoignent l’étiquette (couleur de l’étiquette)
  • Quittent l’étiquette pour la lettre supérieure
Un DPE qui passe de D à C quitte D (barre grise) et rejoint C (barre de couleur). Longueurs en part de l’ensemble des 1 500 000 DPE ; la dernière colonne donne la part de chaque étiquette avant et après.
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Répartition des étiquettes selon le coefficient
Étiquette2025 (2,3)2026 (1,9)2027 (1,7)
A13 919 (0,9 %)21 976 (1,5 %)27 849 (1,9 %)
B46 377 (3,1 %)68 482 (4,6 %)90 784 (6,1 %)
C439 252 (29,3 %)529 020 (35,3 %)582 609 (38,8 %)
D495 056 (33,0 %)475 521 (31,7 %)450 722 (30,0 %)
E304 430 (20,3 %)252 273 (16,8 %)216 594 (14,4 %)
F122 980 (8,2 %)97 481 (6,5 %)86 189 (5,7 %)
G77 986 (5,2 %)55 247 (3,7 %)45 253 (3,0 %)
Mouvements 2025 → 2026
ÉtiquetteRejoignentQuittentSolde
A8 0570+8 057
B30 1628 057+22 105
C119 93030 162+89 768
D100 395119 930-19 535
E48 238100 395-52 157
F22 72148 220-25 499
G022 739-22 739
Mouvements 2026 → 2027
ÉtiquetteRejoignentQuittentSolde
A5 8730+5 873
B28 1755 873+22 302
C81 76428 175+53 589
D56 96581 764-24 799
E21 28656 965-35 679
F9 99421 286-11 292
G09 994-9 994
Mouvements 2025 → 2027
ÉtiquetteRejoignentQuittentSolde
A13 9300+13 930
B58 33513 928+44 407
C201 69458 337+143 357
D153 946198 280-44 334
E62 790150 626-87 836
F25 16961 960-36 791
G032 733-32 733

Qui en profite

Une affaire d’électricité… et d’eau chaude

Le gain dépend presque entièrement de la part d’électricité dans la consommation du logement (chauffage, eau chaude, éclairage, ventilation). Quand l’électricité pèse moins de 10 % de l’énergie finale, 0,4 % des DPE en France gagnent une lettre en 2027 ; quand le logement est tout électrique, c’est 30,5 %.

Pour un logement tout électrique, l’énergie primaire baisse mécaniquement de 10,5 % entre 2026 et 2027 : il suffit d’être proche d’un seuil pour changer de lettre.

Part des DPE qui gagnent une lettre en 2027, selon la part d’électricité dans la consommation

Part de l’électricité dans l’énergie finale conventionnelle (5 usages). Taux affichés à partir de 50 DPE.
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Gain d’une lettre selon la part électrique
Part électriqueDPE2026 → 2027Cumul 2025 → 2027
Moins de 10 %653 2100,4 %1,1 %
10 à 25 %152 2252,9 %8,8 %
25 à 50 %51 84510,9 %30,7 %
50 à 75 %56 01823,5 %58,6 %
75 à 99,9 %17 13427,5 %66,6 %
Tout électrique569 56830,5 %76,4 %

L’énergie de chauffage ne dit pas tout : l’eau chaude compte aussi. Un logement chauffé au gaz avec une eau chaude électrique gagne une lettre dans 7,3 % des cas, contre 0,2 % quand l’eau chaude est aussi au gaz. Même chose pour le bois avec une eau chaude électrique : 11,6 %.

Gaz : le CO₂ bloque

71 %

des logements chauffés au gaz dont la note énergie s’améliore en 2027 gardent la même étiquette, retenue par leurs émissions de CO₂ (14 771 DPE sur 20 684).

Appartements : chauffage collectif ou individuel

2,4 % contre 18,5 %

des appartements gagnent une lettre en 2027 en chauffage collectif (323 393 DPE) et en chauffage individuel (710 814 DPE). Le collectif n’est chauffé à l’électricité que dans 2 % des cas, contre 60 % en individuel.

Part des DPE qui gagnent une lettre en 2027, selon l’énergie de chauffage et celle de l’eau chaude

Eau chaude électriqueEau chaude au gazAutre eau chaudeÉlectricité30,1 %619 897 DPE18,0 %10 311 DPE24,6 %3 842 DPEGaz naturel7,3 %66 852 DPE0,2 %551 849 DPE0,5 %1 800 DPERéseau de chaleur9,0 %16 387 DPE1,0 %18 432 DPE1,5 %89 203 DPEFioul1,7 %29 994 DPE0,0 %830 DPE0,2 %33 250 DPEBois11,6 %40 128 DPE3,1 %1 338 DPE2,3 %5 308 DPEGPL, propane, charbon3,1 %2 235 DPE0,0 %67 DPE0,5 %7 641 DPE
  • < 1 %
  • 1–5 %
  • 5–10 %
  • 10–20 %
  • 20–30 %
  • ≥ 30 %
Énergie principale déclarée dans le DPE. Les 636 DPE des combinaisons de moins de 50 DPE ne sont pas détaillés.
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Gain d’une lettre en 2027 par énergie de chauffage et d’eau chaude
ChauffageEau chaude électriqueEau chaude au gazAutre eau chaude
Électricité30,1 % (619 897 DPE)18,0 % (10 311 DPE)24,6 % (3 842 DPE)
Gaz naturel7,3 % (66 852 DPE)0,2 % (551 849 DPE)0,5 % (1 800 DPE)
Réseau de chaleur9,0 % (16 387 DPE)1,0 % (18 432 DPE)1,5 % (89 203 DPE)
Fioul1,7 % (29 994 DPE)0,0 % (830 DPE)0,2 % (33 250 DPE)
Bois11,6 % (40 128 DPE)3,1 % (1 338 DPE)2,3 % (5 308 DPE)
GPL, propane, charbon3,1 % (2 235 DPE)0,0 % (67 DPE)0,5 % (7 641 DPE)

Logements

Petites surfaces et bâti ancien en première ligne

Les petits logements gagnent plus souvent une lettre que les grands : 24,5 % des moins de 30 m² en 2027, contre 11,3 % pour 100 m² et plus. Ils sont plus souvent chauffés à l’électricité (76 % contre 37 %), et leur eau chaude pèse plus lourd dans la consommation. Parmi les seuls logements chauffés à l’électricité, l’écart se resserre : de 23,8 % à 33,8 % selon la surface.

Part des DPE qui gagnent une lettre en 2027, selon la surface habitable

  • Tous les DPE
  • Chauffage électrique
Surface habitable en m². Le sous-groupe électrique réduit l’effet du mode de chauffage sans neutraliser les autres différences (classe de départ, eau chaude, bâti).
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Gain d’une lettre en 2027 par surface
SurfaceDPETous les DPEChauffage électrique
< 20 m²55 29926,0 %32,3 %
20–30 m²93 64123,6 %30,7 %
30–40 m²113 93422,9 %33,8 %
40–60 m²339 11914,6 %31,3 %
60–80 m²435 6539,6 %28,7 %
80–100 m²233 82610,4 %28,3 %
100–150 m²162 85011,8 %26,1 %
150 et + m²65 67810,1 %23,8 %

Le bâti d’avant 1948 est le plus concerné : 20,2 % des DPE en France gagnent une lettre en 2027. Ceux de 1948-1974, moins souvent chauffés à l’électricité (22 % contre 56 % avant 1948), gagnent moins : 8,7 %. À chauffage électrique égal, l’écart persiste (34,0 % avant 1948, contre 15,3 % entre 2013 et 2021) : une même baisse de 10,5 % représente plus de kWh pour un logement qui consomme beaucoup.

En montagne aussi, l’effet varie : au-dessus de 800 m, 19,2 % des DPE gagnent une lettre en 2027 (18 543 DPE), contre 13,5 % sous 400 m. Le chauffage y est plus souvent électrique (59 % contre 42 %). Les seuils du DPE sont adaptés en altitude dans certains départements.

Part des DPE qui gagnent une lettre en 2027, selon la période de construction

  1. Avant 194820,2 %
  2. 1948–19748,7 %
  3. 1975–197711,7 %
  4. 1978–198214,9 %
  5. 1983–198817,1 %
  6. 1989–200014,0 %
  7. 2001–200513,4 %
  8. 2006–201213,2 %
  9. 2013–20214,1 %
  10. Après 20217,7 %
0 %10 %20 %30 %
  • Tous les DPE
  • Chauffage électrique
Période de construction déclarée dans le DPE. Les périodes de moins de 50 DPE ne sont pas affichées.
Voir les données
Gain d’une lettre en 2027 par période de construction
PériodeDPETous les DPEChauffage électriquePart chauffée à l’électricité
Avant 1948456 37420,2 %34,0 %56,3 %
1948-1974423 0128,7 %32,6 %22,4 %
1975-197753 61911,7 %32,1 %33,3 %
1978-198272 40714,9 %31,0 %45,0 %
1983-198867 76417,1 %28,8 %56,6 %
1989-2000137 77514,0 %25,8 %52,3 %
2001-200552 60413,4 %24,6 %52,5 %
2006-2012109 19513,2 %23,3 %54,5 %
2013-2021113 6304,1 %15,3 %23,9 %
Après 202113 6207,7 %14,1 %52,0 %

Consommation

Comment chauffent et consomment les logements

Un DPE en France affiche en moyenne une consommation conventionnelle de 158 kWh d’énergie finale par m² et par an. L’énergie finale ne change pas d’un scénario à l’autre ; seule l’énergie primaire, qui sert au classement, baisse.

Énergie finale moyenne
158 kWh/m²/anconsommation conventionnelle
Énergie primaire moyenne
229 → 196kWhEP/m²/an, règles 2025 → 2027 (−14,4 %)

42 % des DPE en France déclarent l’électricité comme énergie principale de chauffage ; le gaz naturel en chauffe 41 %. La part du chauffage électrique varie de 27 % dans le Grand Est à 79 % en Corse.

Énergie principale de chauffage des DPE

  • Électricité
  • Gaz naturel
  • Réseau de chaleur
  • Fioul
  • Bois
  • GPL, propane, charbon
France
Corse
Provence-Alpes-Côte d’Azur
Occitanie
Nouvelle-Aquitaine
Bretagne
Pays de la Loire
Normandie
Centre-Val de Loire
Auvergne-Rhône-Alpes
Île-de-France
Hauts-de-France
Bourgogne-Franche-Comté
Grand Est
Part des DPE selon l’énergie principale de chauffage déclarée.
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Énergie principale de chauffage
TerritoireÉlectricitéGaz naturelRéseau de chaleurFioulBoisGPL, propane, charbon
France42,3 %41,4 %8,3 %4,3 %3,1 %0,7 %
Corse79,4 %10,0 %0,5 %1,0 %4,6 %4,5 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur62,1 %28,4 %1,7 %4,3 %3,0 %0,4 %
Occitanie59,4 %29,6 %1,9 %4,0 %4,5 %0,7 %
Nouvelle-Aquitaine48,3 %36,7 %4,0 %5,0 %5,2 %0,9 %
Bretagne48,3 %35,3 %4,1 %7,0 %4,5 %0,9 %
Pays de la Loire46,3 %37,6 %7,1 %4,1 %3,7 %1,2 %
Normandie41,0 %39,1 %10,2 %5,2 %3,2 %1,2 %
Centre-Val de Loire40,3 %42,6 %7,0 %5,1 %3,6 %1,3 %
Auvergne-Rhône-Alpes39,5 %42,3 %7,9 %5,4 %4,0 %0,9 %
Île-de-France38,3 %44,0 %14,8 %2,2 %0,5 %0,1 %
Hauts-de-France31,6 %55,9 %5,7 %3,3 %2,9 %0,6 %
Bourgogne-Franche-Comté30,3 %41,4 %12,5 %8,0 %6,6 %1,2 %
Grand Est26,6 %53,9 %10,6 %5,2 %3,4 %0,4 %

Dans un logement de moins de 20 m², l’eau chaude représente 45 % de la consommation conventionnelle d’énergie finale ; de 150 m² et plus, 11 %. Souvent produite par un ballon électrique, elle rend les petites surfaces plus sensibles au coefficient de l’électricité.

Poids des usages dans la consommation, selon la surface

  • Chauffage
  • Eau chaude
  • Éclairage, ventilation, refroidissement
< 20 m²
20–30 m²
30–40 m²
40–60 m²
60–80 m²
80–100 m²
100–150 m²
150 et + m²
Moyenne, par DPE, de la part de chaque usage dans l’énergie finale conventionnelle (5 usages).
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Part des usages dans l’énergie finale
SurfaceDPEÉnergie finale (kWh/m²/an)ChauffageEau chaudeAutres
< 20 m²55 297195,350,3 %45,3 %4,3 %
20–30 m²93 641164,154,8 %40,1 %5,1 %
30–40 m²113 930157,159,8 %34,7 %5,5 %
40–60 m²339 103154,463,9 %30,0 %6,1 %
60–80 m²435 576152,168,7 %24,9 %6,4 %
80–100 m²233 818155,373,9 %20,0 %6,1 %
100–150 m²162 850163,779,7 %14,9 %5,3 %
150 et + m²65 678161,483,9 %11,5 %4,7 %

Géographie

Département par département

La carte et les classements montrent la part des DPE qui gagnent au moins une lettre : avec le passage à 1,7 en 2027, ou en cumul depuis les règles de 2025. Les classes de couleur sont les mêmes sur toutes les pages de l’observatoire.

Part des DPE qui gagnent au moins une lettre

  • < 8 %< 25 %
  • 8–12 %25–35 %
  • 12–16 %35–45 %
  • 16–20 %45–55 %
  • 20–25 %55–65 %
  • ≥ 25 %≥ 65 %
Chaque département est coloré selon la part de ses DPE qui gagnent au moins une lettre. Cliquez sur un département disponible pour ouvrir sa page.

Les régions

Moyenne France : 13,6 %34,4 %DPE
  1. Corse19,4 %51,6 %5 381
  2. Provence-Alpes-Côte d’Azur17,3 %45,5 %120 488
  3. Occitanie16,2 %42,6 %122 282
  4. Bretagne15,2 %38,7 %64 049
  5. Nouvelle-Aquitaine14,5 %37,6 %127 670
  6. Pays de la Loire14,4 %36,9 %80 349
  7. Normandie13,9 %34,9 %83 267
  8. Île-de-France13,7 %33,3 %350 486
  9. Centre-Val de Loire13,5 %34,3 %56 605
  10. Auvergne-Rhône-Alpes13,2 %32,9 %176 649
  11. Hauts-de-France11,1 %27,6 %127 836
  12. Bourgogne-Franche-Comté11,0 %27,9 %54 139
  13. Grand Est9,0 %22,9 %130 799

Communes de 500 DPE et plus : les 10 taux les plus élevés et les 10 plus faibles en 2027

Moyenne France : 13,6 %34,4 %DPE
  1. Agde (34)23,3 %62,8 %1 477
  2. Carpentras (84)21,8 %50,8 %769
  3. Étampes (91)21,8 %53,2 %884
  4. Saint-Maurice (94)21,5 %52,5 %535
  5. Six-Fours-les-Plages (83)21,3 %53,6 %759
  6. Berck (62)21,1 %48,2 %564
  7. Orsay (91)21,0 %46,3 %553
  8. Montigny-le-Bretonneux (78)20,9 %46,1 %736
  9. Manosque (04)20,7 %52,8 %657
  10. Lunel (34)20,4 %48,8 %506

…

Moyenne France : 13,6 %34,4 %DPE
  1. Wattrelos (59)3,8 %7,8 %1 069
  2. Rillieux-la-Pape (69)3,5 %10,0 %679
  3. Forbach (57)3,2 %10,7 %1 109
  4. Montigny-lès-Metz (57)3,1 %7,7 %808
  5. Grigny (91)2,9 %16,0 %592
  6. La Celle-Saint-Cloud (78)2,6 %6,8 %541
  7. Grande-Synthe (59)2,3 %6,9 %523
  8. Les Ulis (91)2,0 %7,9 %610
  9. Hombourg-Haut (57)1,7 %4,6 %711
  10. Stiring-Wendel (57)1,2 %4,1 %776

466 communes éligibles, 55 % des DPE. Classement établi sur 2026 → 2027.

Les écarts sont plus forts entre communes : parmi celles qui comptent au moins 500 DPE, Agde (34) atteint 23,3 % de gagnants en 2027, Stiring-Wendel (57) 1,2 %. Et au sein d’une même ville : à Paris, de 27,8 % dans le 75001 à 12,1 % dans le 75016.

Méthode

Méthode et limites

Analyse Pandopia du 22 octobre 2026, à partir des données publiques de l’ADEME.

Ce qui est mesuré
Les mêmes 1 500 000 DPE en France sont recalculés avec trois coefficients de l’électricité : 2,3 (règles de 2025), 1,9 (depuis le 1er janvier 2026) et 1,7 (prévu pour 2027). Surfaces, consommations d’énergie finale et émissions de CO₂ restent identiques : ces scénarios isolent l’effet du coefficient et ne décrivent pas l’évolution réelle du parc.
L’échantillon
L’observatoire porte sur un échantillon de 1 500 000 DPE de logements existants (maisons et appartements) de France métropolitaine, établis du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2025 et publiés par l’ADEME. Ils sont tirés parmi les 9 985 803 DPE disponibles, par quotas département × type de logement × surface, avec au plus cinq appartements et une maison par résidence. Il reproduit la répartition des DPE, pas celle de tous les logements français : aucun redressement n’est appliqué.
Lecture des chiffres
« Gagner une lettre » signifie passer au moins une classe au-dessus (de E à D, par exemple). « Sortir de F/G » signifie passer de F ou G à une classe A à E ; un passage de G à F n’en est pas une. Les consommations sont conventionnelles : elles ne mesurent ni les factures, ni des économies réelles. Les écarts entre groupes sont descriptifs et ne prouvent pas de lien de cause à effet.
Seuils de diffusion
Les taux sont publiés à partir de 50 DPE ; les classements de communes à partir de 500 DPE. Une catégorie absente n’est pas un taux nul.

Sources